La cigarette

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Jules Laforgue escribió este soneto, del cual invito a los lectores de este blog a dar versión en español, de ser posible también en formato de soneto.

LA CIGARETTE

Oui, ce monde est bien plat ; quant à l’autre, sornettes.

Moi, je vais résigné, sans espoir, à mon sort,

Et pour tuer le temps, en attendant la mort,

Je fume au nez des dieux de fines cigarettes.

Allez, vivants, luttez, pauvres futurs squelettes.

Moi, le méandre bleu qui vers le ciel se tord

Me plonge en une extase infinie et m’endort

Comme aux parfums mourants de mille cassolettes .

Et j’entre au paradis, fleuri de rêves clairs

Où l’on voit se mêler en valses fantastiques

Des éléphants en rut à des chœurs de moustiques.

Et puis, quand je m’éveille en songeant à mes vers,

Je contemple, le cœur plein d’une douce joie,

Mon cher pouce rôti comme une cuisse d’oie.

Le Sanglot de la terre, 1901

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